Croyances et Amulettes du Sahara

L’ethnologue Francine D. Champault (1927-2001) a publié en 1956 dans le journal de la Société des Africanistes un passionnant article qui nous raconte l’histoire du collier d’un enfant du Sahara algéro-marocain.
Voici ce collier tel qu’on peut le découvrir dans l’article :
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Ce collier était attaché au cou du bébé lors de sa première sortie soit 40 jours après sa naissance. Il portait ce collier jusqu’à ce que le lien d’attache des perles se brise lorsqu’il atteind l’âge d’un an. Sevré, il sortait de cet espace de fragilité qui devait être protégé par ces amulettes spéciales.

On trouve dans ce collier d’amulettes du Sahara des perles de verre colorées, des pièces, des os de fennec, des cauris, des racines d’iris, de petits sachets contenant des mots sacrés… enfilés sur une tresse réalisée avec un fil noir symbolisant probablement la nuit et un fil blanc qui symbolise le jour.

Les perles de verre remplacent généralement des éléments traditionnels tels que l’ambre et le corail très rare et souvent trop dispendieux pour les habitant d’une oasis du désert.

Le cauri est sans doute apprécié et employé en raison de sa blancheur, de son éclat et de son origine marine. Cela ne l’empêche pas d’être considéré tout normalement comme représentation sexuelle féminine

Le pendentif aux cinq cauris disposés verticalement , par groupes superposés de trois et de deux, est reconnu dans le pays comme une représentation de la main. A celui des cauris, s’ajoute donc le symbolisme actif de la main.

Si la symbolique des amulettes comme moi vous passionne je vous invite à lire cet article.

Sources
Champault D. Un collier d’enfant du Sahara algéro-marocain. In: Journal de la Société des Africanistes. 1956, tome 26. pp. 197- 209.

In Memoriam Francine, D. Champault