Amulettes italiennes fin du 19 ème

Giuseppe Belluci, professeur de chimie et surtout passionné de paléo-ethnologie, a présenté lors de l’exposition universelles de Paris en 1889 sa collections d’amulettes italiennes. Un catalogue de 83 pages, dans lesquelles sont décrits les 412 objets patiemment collectionnés directement auprès de la population rurale de toute l’Italie, accompagne ces objets.

amulettes amulettes

Au 21 ème siècle la diversité des pouvoirs attribués à ces objets fait sourire : voici quelques exemple de nom donnés à ces amulettes et de leur pouvoir :

  • pierre de foudre – protège de la foudre
  • pierre serpentine – protège du venin des serpents
  • pierre du lait – pour favoriser la lactation
  • pierre contre la tristesse et le chagrin
  • pierre de sang – contre l’écoulement du sang
  • pierre de croix – contre les sorciers
  • verre du mauvais oeil
  • pierre étoilée – contre le mauvais oeil et la fascination, elle préserve aussi les petits enfants des vers.
  • pierre de la grossesse. assure le cours régulier de la grossesse.
  • pierre du crapaud – contre les venins
  • pierre des hirondelles, pierre du paon, pierre du limaçon
  • fragment d’os de crâne humain

Ma préférée :

extrait du catalogue de Belluci

La revue Bulletins et Mémoire de la Société d’anthropologie de Paris propose en février 1907 une critique d’un livre écrit pat Giuseppe Belluci «Fétichisme primitif en Italie». Voici un extrait du commentaire :

« … Ce sont les méridionaux qui sont le plus attachés au fétichisme. Il est sûr que même le culte catholique de ces contrées n’a pu se maintenir qu’en perdant sa primitive pureté ayant donné prise aux éléments fétichistes dont le pays est très riche. L’Italie du Nord peut-être séparée de l’Italie du Sud parce que l’Italie du Nord suit la marche des pays civilisés de l’Occident, tandis que l’Italie méridionale est bien encore proie de toutes les superstitions que les siècles passés ont fait naitre. …»

La collection de Belluci comprenant plus de 3000 amulettes est en partie visible au musée de Perugia en Italie.

Sources